Quasiment tous les petits garçons ont un jour dit qu'ils voulaient, à l'avenir, être pompier .. connaître l'exaltation des camions rouges et des sirènes. Posséder enfin ce casque chromé objet de bien des rêves d'enfant et qui exerce toujours une grande fascination chez les grands et les petits.
Certains d'entre eux concrétiseront leur rêve en devenant ces "héros" pour qui ces héros ont de l'admiration.
Certains en feront leur métier principal, les professionnels. D'autres en feront leur activité secondaire, exercée en plus de leur métier, les volontaires.
Faisont taire immédiatement les esprits chagrins et retors : il n'y a pas de différence entre les deux si ce n'est administrativement et ceux qui tentent de le faire croire et de s'en servir pour semer zizanie et discorde peuvent immédiatement aller se faire pendre ... pour rester poli.
Comme dans tout métier, celui qui l'exerce perçoit un salaire et c'est le cas pour les pompiers professionnels ... même si parfois, celui ci n'est pas réellement .... mais cela est un autre débat qu'il convient de laisser aux instances représentatives spécialisées dans l'inaction et l'absence de résultat.
Qu'en est il quand on exerce un deuxième métier, une deuxième activité ? Et bien l'on perçoit une rémunération pour celui ci. C'est le cas pour les volontaires mais dans une mesure qui n'a rien de comparable avec leur engagement ..... pour la pluspart.
Dans sa grande bonté, le législateur a considéré que cette activité, puisqu'elle rendait service à la population d'une vie de famille, de loisirs ou autre repos, méritait un petit aménagement et décida donc de la faire échapper du périmètre sans cese grandissant de la fiscalité.
Or voilà qu'une assemblée de ceux que l'on a tendance à considérer comme des sages de la budgétisation et du contrôle de l'usage du porte monnaie du pays a soudainement décidé qu'il ne fallait plus maintenir ce petit arrangement, ce cadeau pour que coûte moins cher le service de secours de notre pays.
Je ne m'étendrai pas plus sur ce que m'inspire cette proposition, souhaitant conserver un zeste de bienséance et de diplomatie, voire de politiquement correct.
Je ne commenterai pas cette ineptie d'esprits brillants et lumineux qui pensent qu'il est normal que celui qui sacrifie sa nuit après sa journée de travail et avant d'y retourner le lendemain, que celui qui sacrifie une partie de son week end aprés une semaine de labeur, que celui qui sacrifie parfois ses belles soirées d'été, soit désormais obligatoirement convié à payer pour cela, à payer pour rendre service, à payer pour surveiller, à payer pour assister, à payer pour seconder.
Si cela doit arriver à l'avenir, il y a fort à parier que tout un chacun soit obligé d'attendre un petit peu plus de temps avant de voir débarquer ceux qui viennent leur prêtre main forte et réconfort 365 jours par an, 24 heures sur 24 puisqu'il y aura moins de gens enclins à sacrifier et se priver et en plus le payer.
Cependant, si cela devait arriver, il faudrait aller jusqu'au bout des choses et doter chaque volontaire d'un compteur fiscal personnel lui permettant de savoir au bout de combien d'heures de garde, celle ci va lui couter fiscalement de manière à pouvoir interrompre son activité avant qu'elle ne soit source d'endettement en plus d'être source de privations ..
... De l'interrompre avant même d'avoir finit l'intervention en cours car sa poursuite reviendrait certainement trop cher à celui qui la mène pour cause d'inflation fiscale.
"Désolé Monsieur de la cour des comptes, on va vous laisser saigner parce qu'à partir de maintenant la poursuite de l'intervention nous ferait sauter une tranche fiscale. IL faudra attendre que des collègues moins taxés puisse prendre le relais". "Mais avant il faudra qu'on arrive à les trouver parce que depuis que l'on nous a doté d'une assiette fiscale dans notre équipement, on a de moins en moins de gens dans nos casernes".
On vit une drôle d'époque